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Test psychotechnique à Albertville
Blessure au ski, antidouleur contenant de la codéine, contrôle routier : à Albertville, pourquoi un médicament peut rendre positif aux opiacés, et comment la situation est examinée.
Une situation qui surprend
Une entorse sur les pistes des stations voisines, une ordonnance pour un antidouleur, puis un contrôle routier en redescendant vers Albertville. Le dépistage salivaire révèle des opiacés. Le conducteur, qui n'a pris que son médicament, ne comprend pas.
Pourquoi un médicament peut rendre positif
Certains antidouleurs contiennent de la codéine, ou d'autres substances de la famille des opiacés. Le dépistage recherche ces familles de substances : il peut réagir à un médicament comme à un produit illicite.
Ce qui compte ensuite
- Signaler immédiatement le traitement aux forces de l'ordre.
- Conserver l'ordonnance et la boîte du médicament.
- La confirmation en laboratoire précise les substances détectées ; l'existence d'une prescription est un élément déterminant de l'appréciation.
- Si une procédure est engagée, faire valoir la prescription, avec l'aide d'un avocat si nécessaire.
La prudence reste de mise
Un médicament prescrit peut lui-même altérer la conduite. Beaucoup d'antidouleurs de cette famille portent un pictogramme de risque : somnolence, ralentissement. Avoir une ordonnance ne signifie pas pouvoir conduire sans précaution. Suivez les indications du médecin et de la notice.
Si une suspension est prononcée
La suspension administrative peut aller jusqu'à un an en cas de conduite après usage de stupéfiants. Le contrôle de l'aptitude à la conduite peut alors relever de la commission médicale de la Savoie, qui appréciera la situation, traitements compris, et peut prescrire un examen psychotechnique d'au moins quarante minutes, dont l'avis vaut six mois.
Le bon réflexe avant de partir
Regarder le pictogramme sur la boîte, et en cas de doute demander au pharmacien si le traitement est compatible avec la conduite.
Questions fréquentes
Un antidouleur peut-il rendre positif à un dépistage de stupéfiants ?
Oui, certains antidouleurs contiennent de la codéine ou des substances de la famille des opiacés, que le dépistage recherche.
Que faire si l'on est positif à cause d'un médicament prescrit ?
Le signaler immédiatement, conserver l'ordonnance et la boîte, et faire valoir la prescription si une procédure est engagée.
Sources officielles et informations réglementaires
- Le représentant de l'État dans le département peut, dans les soixante-douze heures de la rétention du permis, ou dans les cent vingt heures pour les infractions ayant donné lieu à des vérifications spécifiques, prononcer la suspension du permis de conduire pour une durée n'excédant pas six mois. Cette durée est portée à un an en cas d'accident ayant entraîné la mort ou des dommages corporels, de refus d'obtempérer, de conduite sous l'empire d'un état alcoolique, de conduite après usage de stupéfiants ou de refus de se soumettre aux vérifications.
- Le contrôle médical peut être réalisé par un médecin agréé en cabinet de ville, par les médecins d'une commission médicale primaire départementale, ou par une commission médicale d'appel en cas de recours. Le médecin agréé consulté ne peut pas être le médecin traitant du candidat.
- L'examen psychotechnique dure au moins 40 minutes et l'avis émis par le psychologue est valable six mois avec une portée nationale.
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