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Test psychotechnique à Montpellier
Entre la décision et le nouveau permis, reprendre le volant « juste pour un trajet » peut coûter trois ans. À Montpellier, ce qu'il faut savoir avant le test psychotechnique.
La période la plus risquée
Entre la décision qui vous retire le droit de conduire et le jour où vous le retrouvez, il s'écoule souvent plusieurs mois. À Montpellier, où l'agglomération s'étend loin et où beaucoup de trajets domicile-travail se font en voiture, la tentation de reprendre le volant « juste pour dépanner » est forte. C'est pourtant la décision qui peut transformer une suspension en années sans permis.
Ce que risque celui qui conduit quand même
Conduire malgré une suspension ou une rétention du permis est un délit. Parmi les peines encourues figure l'annulation du permis, assortie d'une interdiction d'en solliciter un nouveau pendant trois ans au plus. On part d'une suspension, on arrive à devoir tout repasser, examen psychotechnique compris.
Comment la suspension a commencé
Après une rétention sur le bord de la route, la préfecture de l'Hérault peut prononcer une suspension dans les soixante-douze heures, ou cent vingt heures lorsque des vérifications spécifiques ont été nécessaires. La durée peut aller jusqu'à six mois, et jusqu'à un an dans les cas les plus graves : alcool, stupéfiants, accident corporel, refus d'obtempérer.
Préparer la suite sans conduire
Dès que la suspension dépasse un mois, un contrôle médical de l'aptitude à la conduite sera nécessaire avant de reprendre la route. Utilisez la période d'interdiction pour l'organiser : identifier un psychologue si l'examen psychotechnique vous est demandé, puis un médecin agréé. L'avis du psychologue restant valable six mois, vous pouvez le planifier vers la fin de la suspension.
Se déplacer d'ici là
Tramway, bus, covoiturage en tant que passager, trajets partagés avec des collègues : prévoir ses déplacements dès le premier jour évite la question du « petit trajet » qui coûte cher.
Questions fréquentes
Que risque-t-on à conduire pendant une suspension de permis ?
C'est un délit. Il peut notamment entraîner l'annulation du permis avec interdiction d'en demander un nouveau pendant trois ans au plus.
La préfecture peut-elle suspendre mon permis sans jugement ?
Oui. Après une rétention, le préfet peut prononcer une suspension administrative dans les 72 heures, ou 120 heures en cas de vérifications spécifiques, pour six mois au plus, un an dans les cas les plus graves.
Sources officielles et informations réglementaires
- Toute personne coupable du délit de conduite malgré une décision de suspension ou de rétention du permis de conduire encourt la peine complémentaire d'annulation de ce permis, avec interdiction de solliciter la délivrance d'un nouveau permis pendant trois ans au plus.
- Le représentant de l'État dans le département peut, dans les soixante-douze heures de la rétention du permis, ou dans les cent vingt heures pour les infractions ayant donné lieu à des vérifications spécifiques, prononcer la suspension du permis de conduire pour une durée n'excédant pas six mois. Cette durée est portée à un an en cas d'accident ayant entraîné la mort ou des dommages corporels, de refus d'obtempérer, de conduite sous l'empire d'un état alcoolique, de conduite après usage de stupéfiants ou de refus de se soumettre aux vérifications.
- Les conducteurs ayant fait l'objet d'une mesure portant restriction ou suspension du droit de conduire d'une durée supérieure à un mois doivent se soumettre à un contrôle médical de l'aptitude à la conduite (article 1.2.b).
- L'examen psychotechnique dure au moins 40 minutes et l'avis émis par le psychologue est valable six mois avec une portée nationale.
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